
Qui sommes-nous ?
Pour la beauté du sacerdoce catholique
Le Seigneur les a choisis pour être avec Lui et les envoyer prêcher (Mc 3, 14).
Ils en sont les premiers surpris …
Comme Moïse ils ont dit : « Envoie un autre, je ne sais pas parler » (Ex 4).
Comme Elie ils ont gémi au milieu du désert : « Mieux vaudrait que tu reprennes ma vie » (I R 19).
Comme les apôtres ils se battent pour savoir qui est le plus grand,
Comme Pierre ils trahissent leur Maître, et pleurent leur péché et redisent en balbutiant : « Tu sais tout, tu sais bien que je t’aime » (Jn 21).
Ils sont la première ligne qui monte au front, entre les consolations de Dieu et les contradictions du monde. Mais ils portent une force infinie, venant d’ailleurs, qui se déploie dans leur faiblesse.
Un signe de la tendresse du Christ
Comme tout le monde, les prêtres sont de pauvres hommes. Maisils sont des hommes de Dieu, marqués par l’onction sainte, qui les consacre pour le culte de Dieu et les rend libres face au monde. Un jeune homme qui rentre au séminaire pose un acte prophétique exactement à l’encontre de l’air du temps. Impossible sans la grâce mais impossible aussi sans l’engagement total de sa liberté. Notre Maître n’a pas de pierre où reposer sa tête. Ils n’ont pas d’épouse auprès de qui reposer leur fatigue, ils ne laisserons ni enfant, ni réalisation visible, ou héritage transmissible. Notre cité se trouve dans les Cieux. Ils communient à ceux qui sont seuls et qui se sentent abandonnés, parfois même de Dieu. Combien d’entre eux s’épuisent silencieusement avec l’impression de labourer sans fin une terre souvent aride, affrontant la tentation de « l’à quoi bon » dans un monde indifférent ou hostile ? Il faut rallumer la flamme au mémorial des prêtres inconnus, l’étincelle au cœur du prêtre résolu. Ils sont, jusqu’en leur cœur et leur corps consacré, un signe de la tendresse du Christ, pauvre et crucifié, exigeant et miséricordieux, glorieux et ressuscité.
Un don d’une beauté inégalée
Malgré leur pauvreté, leur péché, ils ont reçu par l’ordination un sceau indélébile, une différence « d’essence et non seulement de degré » avec le sacerdoce commun des baptisés, dit le concile Vatican II, ils sont configurés au Christ prêtre pour servir le peuple de Dieu. Il est urgent, en ce temps de confusion doctrinale et de chute spectaculaire des vocations sacerdotales, de retrouver une parole forte sur l’identité du prêtre, sur sa mission et sa grâce spécifique, sur ses engagements particuliers à la chasteté et à l’obéissance, sur son témoignage gratuit mais précieux et son service désintéressé mais éternellement fécond. Les prêtres ont besoin d’une parole qui ne ressasse pas sans fin les scandales de quelques-uns, les dangers du cléricalisme dont ils sont eux-mêmes victimes qui a trop assombri la joie des pasteurs et jeté une suspicion permanente sur leur engagement. Il est plus que temps d’entendre une autre parole, « bienveillante et constructive » (Ep 4, 29) qui insuffle à nouveau dans le peuple chrétien la conscience du don inestimable du sacerdoce, de sa beauté, de sa nécessité absolue pour la vie de l’Église, et du devoir de prier de manière spécifique pour les vocations sacerdotales et religieuses, tout comme pour l’équilibre et le salut du monde. « Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson » (Mt 9, 38), et sachons accueillir ceux que Dieu nous envoie et enverra.
Appelés et ordonnés pour la vie, et le bien de chacun
Ils ne se sont pas engagés pour une vie de plaisirs, ni pour les honneurs du monde, ni pour l’argent et la gloire qui vient des hommes, mais pour suivre le Christ qui mystérieusement, malgré leur faiblesse, les a appelés à agir en son Nom. Ils offrent leur vie à Dieu et renouvellent cette offrande configurée au sacrifice du Christ dans l’Eucharistie qu’ils célèbrent quotidiennement. Ils sont prêtres par la volonté de Dieu et l’appel de l’Église. Sansla conscience de cet appel surnaturel, on ne pourra jamais comprendre l’engagement d’un homme à suivre le Christ dans le don total de sa vie, et le mystère de son ministère. Le monde ne sait plus ce qu’est un prêtre ni à quoi il sert ; certains catholiques non plus. Pour le bien de nos prêtres et de toute l’Église, pour l’éveil de nouvelles vocations sacerdotales, pour le salut des âmes et pour la gloire de Dieu, pour que le sacerdoce demeure, en ce monde, le visage incarné du ChristPrêtre, il convient de porter une parole forte, claire et enthousiaste sur la beauté et la grandeur du sacerdoce, et sur le rôle irremplaçable du ministre ordonné ; une parole ferme et douce qui éclaire, soutient et porte l’espérance.
Advocata nostra
Depuis 2024, Advocata Nostra a pour mission de témoigner de la vérité et de la beauté du sacerdoce catholique, de la nécessité vitale des prêtres et des vocations, pour favoriser la communion avec nos évêques, qui sont pour nous des pères dans la foi, pour soutenir les prêtres éprouvés, fatigués, désespérés ou fragilisés dans leur ministère ; A travers une association nous souhaitons accompagner et soutenir les prêtres dans une vraie fraternité sacerdotale, charité pastorale, et générosité familiale. Par la tenue de rencontres pour approfondir ce don inestimable d’être prêtre de Jésus-Christ, la création d’un portail internet, et la diffusion d’une lettre garantissant le lien convivial. Ce mouvement, nous le confions à Celle qui aime particulièrement les prêtres car ils sont les images vivantes de son fils unique, à Celle qui est leur Mère et leur avocate : Advocata Nostra.
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